Allocation universelle
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> 1. Introduction Recommander Imprimer 9 pages màj : 28 déc. 2016

Partage du gâteau social

Les concepts d'allocation universelle (AU), revenu de base ou salaire à vie ont en commun le principe de rémunération inconditionnelle des citoyens : une somme d'argent allouée régulièrement et inconditionnellement par l'État à tout citoyen.

Sont attribués à l'AU quatre effets majeurs : (i) une garantie de revenu pour tous (bien que concernant au premier chef ceux qui n'ont ni travail rémunéré ni capital) ; (ii) neutraliser l'effet de "trappe à inactivité" [1] ; (iii) la possibilité de simplifier le système de sécurité sociale; (iv) la déstigmatisation des ayants droits à l'aide social du système actuel.

En outres de nombreux promoteurs de l'AU lui attribuent d'autres objectifs et effets indirects : résoudre la problématique du chômage et des pensions, égaliser le statut des indépendants avec celui des salariés en matière de sécurité sociale, réduire ou ... augmenter le salaire minimum, limiter les écarts de richesse, rationaliser la politique monétaire et partant le développement économique, ...

Divers modèles sont proposés. Parmi les principaux points de divergence il y a le montant et le mode de financement de cette rémunération inconditionnelle, avec en toile de fond différents systèmes de valeur.

PLAN DE
L'INTRO

  1. Différents modèles
  2. Modèle substitutif partiel
  3. Modèle substitutif intégral
  4. Modèle additif
  1. Comparaison des trois modèles
  2. Présentation des chapitres
  3. Comment utiliser ce site ?
  4. Ma démarche

Différents modèles Haut

Le principe d'un système de rémunération inconditionnelle des citoyens (SRIC) trouve ses partisans - et opposants - aussi bien à droite qu'à gauche. D'autre part, il n'y a pas un mais des SRIC (nous utiliserons généralement le terme "allocation universelle", noté AU). Nous distinguons trois modèles :

Substitutif ?
Additif ?

Vous ne trouverez probablement la nomenclature "substitutif/additif" que dans la présente publication. Comme nous allons voir dans les sections suivantes, cette distinction est critiquable car les mots "substitutif" et "additif" ne peuvent ici être interprétés littéralement ni de façon exclusive. En effet, dans les trois modèles (i) au moins une partie de l'AU s'ajoute au revenu des citoyens les plus pauvres (les bénéficiaires de l'AU), (ii) l'AU se substitue au - voire diminue le - revenu global des citoyens les plus riches (les contributeurs de l'AU dans le cas où le financement de l'AU ponctionne leur revenu global) et (ii) l'AU ne s'ajoute pas mais se substitue aux aides sociales actuelles qu'elle remplacerait. D'autre part il ne s'agit dans aucun cas de créer de la monnaie supplémentaire pour financer l'AU.

Il se pourrait que nous changions un jour cette nomenclature, mais en attendant nous n'avons pas trouvé de moins mauvaise pour exprimer deux choses :

  1. Effet redistributif. La garantie d'un revenu implique nécessairement un certain degré de redistribution, lequel est fonction du montant de l'AU ainsi que du mode de financement (généralement un mixage de mesures). Or c'est principalement au niveau de ces deux facteurs que s'opère la distinction entre les différents modèles.

    Option monétaire. Ainsi dans le modèle "additif" une partie de l'AU est financée par le dividende universel (provenant de la création monétaire déjà existante), qui s'ajoute bien au revenu des tous les citoyens (bien que là encore le terme "additif" ne doit pas être interprété littéralement, car il s'agit en fait d'exprimer une allocation égalitaire de la monnaie créée, de sorte qu'il s'agit in fine de redistribution par rapport à la situation actuelle).

  2. Méthodologie. Le modèle "additif" permet de séparer complètement - au moins dans un premier temps - la définition de l'AU et ses modes de financement (l'AU s'ajoute au revenu brut), quitte à revoir (et réduire) la définition originelle lorsqu'il serait démontré qu'elle serait irréaliste. Ainsi l'intérêt du modèle additif est donc (i) de ne pas enfermer la conception de la définition de l'AU dans un cadre déterminé par un mode de financement particulier (cf. le rejet de l'option monétaire par les partisans du modèle substitutif partiel), et (ii) de constituer un référentiel permettant de mieux comprendre la nature des deux autres modèles, et plus généralement la problématique du financement de l'AU.

    Trois modèles ? Peut-être pourrait-on voir le modèle additif non pas comme un troisième modèle, mais comme un unique modèle de base, constituant un cadre préalable de définition de l'AU, faisant temporairement abstraction de son financement, et qui dans un second temps se déclinerait alors en modèle substitutif partiel ou intégral selon le mode de financement et le degré de redistribution. Cependant, étant donné notre compréhension actuelle de la problématique de l'AU (meilleure qu'hier mais moins bonne que demain), nous faisons le choix de traiter le modèle additif de front avec les deux autres.

La signification de notre nomenclature apparaîtra au lecteur de façon plus évidente dans le tableau synthétique présenté en fin de section V.

Modèle substitutif partiel Haut

Modèle
libéral

Dans ce modèle l'AU ne s'ajoute pas intégralement aux revenus des individus : L'État garanti "seulement" que les revenus de chaque citoyen ne seront jamais inférieurs au montant de l'AU. Comment ça fonctionne ? Dans le tableau ci-dessous, basé sur une étude de l'université de Louvain, le montant de l'AU est de 850 euros/mois, soit approximativement l'équivalent du revenu minimum garanti actuel (NB : contrairement à l'AU le RMG n'est pas inconditionnel). Dans le système actuel, sur un salaire de 4.000, 1.700 vont à l'État sous forme de cotisations sociales et de précompte professionnel. Avec ce modèle d'AU c'est ... la même chose, sauf que sur ces sommes l'État garantit inconditionnellement à chaque citoyen un montant de 850 euros/mois.

Système actuelAU (modèle substitutif partiel)
Employeur- 4.000- 4.000
Employé2.300 (reçu de l'employeur)1.450 (reçu de l'employeur) + 850 (reçu de l'État) = 2.300
État1.700 (reçu de l'employeur)2.550 (reçu de l'employeur) - 850 (versé à l'employé) = 1.700

On constate que l’employeur ne verse plus à l'employé que 2.300 - 850 = 1.450, mais verse 850 de plus à l'État pour financer cette AU, de sorte qu'au total son coût est toujours de 4.000.

Chronologie. La version originelle de ce tableau dans l'étude de l'UCL ajoute une dimension chronologique : les 850 sont versés par l'État au début du moins, ce qui induit un besoin de financement par emprunt sur 30 jours en attendant que l'État reçoive les cotisations versées par l'employeur à la fin du mois [source].

Le tableau suivant illustre le cas d'un citoyen dont le salaire (785) est inférieur au revenu de base (850). On constate (i) que le solde (850 - 785 = 65) est garanti par l'État, de sorte que le revenu global du citoyen augmente jusqu'à atteindre le montant de l'AU ; (ii) qu'en conséquence les recettes de l'État diminuent de 65 et deviennent négatives (de 15 à -50). Par rapport au système actuel l'État doit donc financer ce solde négatif, ce qui pose la question du financement de l'AU.

Système actuelAU (modèle substitutif partiel)
Employeur- 800- 800
Employé785 (reçu de l'employeur)0 (reçu de l'employeur) + 850 (reçu de l'État) = 850
État15 (reçu de l'employeur)800 (reçu de l'employeur) - 850 (versé à l'employé) = -50

La colonne de gauche du second tableau reflète le cas d'un citoyen n'ayant pas fait la démarche de demander le complément du revenu minimum garanti dans le système actuel (NB : selon certaines estimations seulement la moitié des ayants-droit en feraient la demande ...). Ainsi la comparaison avec la colonne de droite permet de montrer l'impact du caractère inconditionnel de l'AU.

Vous l'aurez compris : les personnes qui travaillent actuellement pour un salaire inférieur à l'AU arrêteront donc de travailler. Cela incitera les employeurs à relever ces salaires au delà de 850 euros/mois, et d'un montant suffisant pour convaincre des citoyens de renoncer à un maximum de temps libre, pour un travail à temps plein ne rapportant pas beaucoup plus que l'AU.

Quant aux chômeurs, d'un point de vue strictement financier leur situation régresse dans la mesure où l'AU remplacerait des allocations de chômage dont le montant est supérieur à celui de l'AU. Au niveau administratif il y quand même progrès en raison du caractère inconditionnel de l'AU, qui supprime les démarches administratives que requiert le droit aux allocations de chômage et, dans le cas des citoyens ne pouvant bénéficier de ce droit, le revenu minimum garanti (dont le montant est égal à l'AU de ce modèle substitutif partiel).

Enfin toutes ces considérations mènent naturellement à poser la question suivante : pourrait-on pousser le montant de l'AU jusqu'à celui du salaire minimum légal, soit environ 1.500 euros/mois dans des pays comme la Belgique ou la France ? Le modèle suivant est conçu précisément dans ce but ...

Modèle substitutif intégral Haut

Communisme
libertaire ...

Dans ce modèle tous les revenus que perçoit aujourd'hui tout citoyen sont remplacés par un revenu unique [2]. L'historien des sciences sociales Bernard Friot - qui se présente comme "anticapitaliste" [3] - propose la généralisation d'un système de salaires à vie, dont les principes essentiels sont les suivants :

  1. le salaire la vie est versé de façon inconditionnelle (du moins au niveau minimum, cf. point suivant) à chaque citoyen dès sa maturité, quel que soit le statut : fonctionnaire, salarié de droit privé ou indépendant ;
  2. montant variant de 1.500 à 6.000 euros/mois selon la qualification, déterminée par des épreuves de qualification.
  3. financement intégral par la cotisation sociale, versée par les entreprises à la caisse nationale des salaires, au prorata de la valeur ajoutée créée par l'entreprise ;

    La cotisation sociale (60% du PIB) est complétée par une cotisation investissements (30% du PIB) et une cotisation service public (10% du PIB).

  4. "copropriété d’usage" des outils et lieux de travail, la "propriété lucrative" étant abolie (interdite ?) ;

    Friot ne veut pas remplacer la propriété privée par la propriété publique, mais supprimer la propriété lucrative tout en généralisant la propriété d'usage. Chaque citoyen devrait être propriétaire (ou co-propriétaire) de son outil de production et de son logement. L'important est qu'on ne puisse tirer aucun revenu de la propriété (de moyen de productions, terrains, immeubles, monnaie, brevets, ...) mais de son seul travail [pour approfondir ces notions voir nos articles "Sociétés coopératives" ainsi que "Travail, valeur et éthique"].

  5. suppression des impôts et taxes (la suppression de la propriété lucrative signifiant la disparition des profits).

    Cela revient en fait à remplacer les impôts et taxe par la généralisation des cotisations à 100% du PIB. Les investissements quant à eux sont donc financés sans remboursement ni taux d'intérêt.

Moins d'État. Le système de salaire à vie proposé par Friot est de type "communiste libertaire" : il s'agit de collectiviser les moyens de production mais sans nationalisation en entreprises publiques. Friot dit vouloir « moins d'État », et recommande donc dans le point 4 ci-dessus que les moyens de production soient sous contrôle non pas de l'État mais de coopératives privées.

Pourquoi vouloir "moins d'État" par principe, plutôt qu'un État réellement démocratique et plus efficace ? (ce qui pourrait peut-être avoir comme conséquence "moins d'État", mais pourquoi en faire un principe dogmatique ?). Selon nous l'État est un outil très puissant et dont les effets ne sont ni "bons" ni "mauvais" en soi : tout dépend de qui le contrôle/utilise et dans quels buts.

Inévitable. Selon Friot la supériorité du modèle économique fondé sur le salaire à vie, par rapport au mode de production capitaliste, est démontré par le niveau de vie des professions libérales. Là où les architectes et les avocats « crèvent » jusqu’à 40 ans, souligne l'historien, les médecins peuvent vivre normalement dès leur installation, du fait d’une patientèle solvabilisée par la sécurité sociale. Le mode de production socialiste remplacera le capitalisme, du fait de sa meilleure efficacité économique, de la même façon que le mode de production capitaliste a vaincu le mode de production du système féodal.

Long terme. Dans ses livres Friot analyse de façon très pertinente la domination capitaliste, et ce faisant enrichit considérablement le débat sur le thème de l'AU. D'autre part il rappelle que la révolution française (de la bourgeoisie contre l'aristocratie et l'Église) fut le fruit d'une lente montée en puissance de la bourgeoisie à partir du 15° siècle jusqu'à sa conquête totale du pouvoir au 19° siècle. Friot estime par conséquent que sa "révolution du salariat" initiée par la naissance des syndicats d'ouvriers durant ce même 19° siècle n'est pas pour demain, et d'autant moins que le mouvement syndical régresse considérablement depuis les années 1980. Selon Friot l'explication en est que les syndicats ne sont pas révolutionnaires mais réformateurs (ce que confirme notre article sur les syndicats).

On comprend alors que le passage du premier au second modèle substitutif implique un changement de paradigme, mais que le système du salaire à vie ignore la problématique de cette transition. C'est précisément l'objet du modèle suivant ...

Modèle additif Haut

Un modèle
synthétique

Dans ce modèle l'AU s'ajoute au revenu brut de tous les citoyens, ce qui revient à définir l'AU non seulement comme une garantie de revenu, mais aussi comme un moyen de limiter les écarts de richesse (dans la mesure où le financement se fait par redistribution des plus riches vers le reste de la population).

Réaliser
le changement
de paradigme

Contrairement au modèle substitutif partiel le modèle additif s'inscrit dans le cadre d'un changement de paradigme politico-économique. Ainsi le financement développé dans la section III du chapitre 5 repose sur le principe qu'allocation universelle et démocratie directe devraient être intimement associées, et cela au niveau international (voir à cet égard notre projet fédérateur tutmondigo.net, auquel le lecteur est invité à participer).

Ainsi les voies de financement étudiées reposent sur un cadre macroéconomique certes encore utopique, mais dont de nombreux faits suggèrent que la nécessité va s'imposer (impérialisme, flux migratoires, désindustrialisation, chômage, déficits publics, pollution, réchauffement climatique, ...), et peut-être beaucoup plus rapidement qu'on pourrait le penser [exemple]. Les principales caractéristiques de ce nouveau paradigme sont les suivantes :

Dans ce contexte nous étudions la faisabilité d'une allocation universelle d'un montant équivalent au salaire minimum légal actuel (SML, soit environ 1.500 euros/mois dans des pays comme la France et la Belgique), s'ajoutant à l'ensemble des revenus brut du citoyen, et financée :

Comparaison des trois modèles Haut

Clivage
gauche
droite

Friot considère le "revenu de base" du courant libéral comme une « roue de secours du capitalisme » car il distribue du pouvoir d’achat, mais ne permet pas aux travailleurs de décider de la production. À cela les cadres libéraux-écolos du "income base" répondent qu'effectivement « le salaire à vie n'a rien à voir avec le revenu de base » [source]. S'ajoute à ce débat idéologique et conflictuel le point de vue des syndicats, dont les cadres sont généralement opposés à toute forme de rémunération inconditionnelle des citoyens (PS : dans notre article consacré au salaire minimum nous expliquons quelles en sont selon nous les véritables raisons).

Enfin dans une étude publiée en septembre 2016 les économistes de l'université de Louvain évoquent de façon assez dogmatique une « erreur qui consiste à faire l’hypothèse que l’allocation universelle est un montant qui vient s’ajouter aux revenus des gens » [source], rejetant ainsi toute possibilité de financement d'une partie de l'AU par la distribution égalitaire et gratuite de la création monétaire (dividende universel) ...

Il apparaît donc que le débat scientifique sur l'AU est très intriqué avec un débat politique.

Redistribution ?

Deux facteurs de différentiation majeurs entre les trois modèles sont (i) l'ampleur du transfert de richesse (nous parlons aussi de "besoin de financement"), et (ii) le rapport #bénéficiaires / #contributeurs du système. C'est évidemment sur ces points que le débat politique sur l'AU prend toute son ampleur.

Synthèse

Les trois modèles ont en commun la garantie d'un revenu minimum, mais se différencient au niveau de l'effet redistributif, c-à-d du traitement des écarts de revenus (flux) et, partant, de richesse (stock) :

Modèles →
Effets ↓
Substitutif
partiel
Substitutif
intégral
Additif
Écarts de
revenus
Pas de
limite
Limite
absolue
Limite
relative
RedistributionFaible
  • Élevée
  • Abrupte
  • Élevée
  • Continue

Le premier modèle ne change pas fondamentalement le paradigme économique, contrairement aux deux autres. Le troisième gère mieux la transition que le second.

Présentation des chapitres Haut

Vous êtes sur la page du chapitre 1 (Introduction).

Le chapitre 2 traite de la définition de l'AU :

Mais encore faut-il déterminer quel pourrait être le montant de l'AU. Les chapitres suivants nous permettront de répondre à cette question.

Le chapitre 3 traite de l'application de l'AU, et en particulier de l'effet de l'AU sur l'offre de travail.

Le chapitre 4 traite des effets indirectes bénéfiques attribués à l'AU, les critiques de l'AU étant abordées au chapitre 6.

Le chapitre 5 aborde la question du financement de l'AU, et partant, de la réforme que l'implémentation de différents modèles d'AU pourrait entraîner dans les systèmes :

  1. de sécurité sociale ;
  2. fiscal ;
  3. monétaire.

Enfin le chapitre 7 propose des analyses et réflexions sur des thèmes liés à l'AU (dette publique, création monétaire, chômage, syndicats, limitation des écarts de richesse, développement durable, ...). En nombre de pages A4 ces analyses représentent 75% de la présente publication. Selon nous une analyse sérieuse de la problématique de l'AU doit être fondée sur une profonde analyse du contexte économique et des interactions avec un système de sécurité sociale et un système monétaire fondés sur l'AU.

Comment utiliser ce site ? Haut

Ce site ouaib - destiné à un public motivé - n'est pas un blog : il est constitué d'articles structurés en chapitres (à lire dans l'ordre), et constamment améliorés au niveau du fond comme de la forme. Certains articles dépassent la dizaine de pages, ou ne sont pas d'un accès facile, et demandent au moins deux lectures. Mais ne vous découragez jamais : ce n'est qu'une question de temps et de méthode. L'ensemble de la publication représente 172 pages A4 (NB : le nombre de pages de chaque chapitre/article est mentionné en haut à droite du document).

Comment assimiler efficacement l'ensemble de la matière ?

  1. Aperçu de la structure globale. La première étape consiste à prendre connaissance de la structure globale de cette publication, en ouvrant dans l'ordre chaque page du menu de gauche (les chapitres) et en lisant simplement le plan présenté en tête de chaque chapitre (pour le chapitre "6. Analyse" cliquez encore sur le titre de chaque analyse pour y accéder).
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  4. Implication et mise en pratique. Une fois achevée l'étude de allocation-universelle.net (ce qui pour certains pourra prendre plusieurs semaines, selon votre emploi du temps) vous serez prêt à participer efficacement à l'implémentation de l'AU (étant entendu qu'il s'agit nécessairement d'un projet à long terme vu l'ampleur de ses implications politiques, sociales et économiques). Pour ce faire impliquez-vous dans le projet fédérateur tutmondigo.net. Ainsi vous participerez efficacement à la réalisation collective d'un objectif concret et ambitieux.

Inscrivez cette proactivité dans le long terme par un travail régulier (ne serait-ce qu'une quinzaine de minutes par jour). Voilà, bon travail, prenez du plaisir, et impliquez-vous avec d'autres en élargissant votre réseau relationnel via le projet fédérateur Tutmondigo !

Ma démarche Haut

La démarche qui fonde la présente publication est clairement illustrée par mon site portail francois-jortay.net (également accessible en cliquant sur le lien "Auteur" en bas du menu de gauche). Vous y constaterez que mes activités sont de deux types : d'un côté l'art, de l'autre la recherche et développement (R&D).

R&D

Je pratique enfin la recherche comme j'ai toujours voulu le faire. Mon premier employeur fut le département d'économie appliquée de l'Université libre de Bruxelles. Après des études peu motivantes en raison de la nature idéologique du cursus d'économie, je découvris les ravages causés par la dépendance des départements de recherche vis-à-vis de leur clients commanditaires "d'études scientifiques" (syndicats, ministères, lobbies industriels, ...).

Il ne faut cependant pas rejeter en bloc la production académique. La présente publication démontre plutôt qu'une approche complémentaire est indispensable. Il est hautement probable que l'AU telle que nous la définissons participera au développement de cette approche hors-marché du travail scientifique, ainsi qu'à la pratique de la démocratie directe, par la substitution de "travail politique" à du "travail économique". D'autre part, le partage du pouvoir politique étant étroitement lié au partage du pouvoir financier, j'ai créé le méta-projet tutmondigo.net qui intègre allocation universelle et démocratie directe. Dans le milieu académique ce type d'approche est extrêmement difficile en raison du cloisonnement inhérent au système universitaire.

Art

La présente publication relève de la recherche prospective et du développement innovateur. L'intuition y joue donc un rôle déterminant, à l'instar de mes créations artistiques. J'attache une grande importance à l'esthétique dans la forme de mes publications web. Esthétisme étant ici compris au sens de structuration de la matière, facilitant sa localisation et compréhension. Si le "look" de mes publications peut faire penser à du "net 1.0", il ne faut pas s'y tromper. Ainsi l'aspect "professionnel" des sites construits et gérés au moyen de systèmes à canevas (WordPress, Drupal, ...) est plutôt l'expression d'une régression, dans la mesure où ceux-ci (i) enferment dans des canevas, et (ii) sont conçus d'abord pour intégrer des publicités. La voie que j'ai choisie est celle de l'indépendance, en appliquant directement les technologies de base : HTML, CSS, Javascript, PHP et SQL.

D'autre part ma démarche est proche du compagnonnage en ce que la recherche de la perfection prime sur la quête du profit. Pour vous en rendre compte comparez mes sites web avec n'importe quel site d'entreprise, administration ou université, au niveau de la validation HTML et de la validation CSS. Pour autant que votre navigateur soit de la plus récente version (ce qui est absolument indispensable pour maximiser votre sécurité sur Internet) vous constaterez qu'en matière de qualité de fabrication quasiment aucun n'atteint le niveau "zéro erreur" de mes sites web. Ça c'est pour la forme. Pour ce qui concerne la qualité de mes publications au niveau du fond la comparaison demande plus d'implication de la part du lecteur, mais qu'il sache que j'y attache la même rigueur qu'à la forme. Ceci dit mes publications web comportent certainement des erreurs au niveau du fond, mais leur nombre diminue constamment car - contrairement aux publications académiques - il s'agit d'un "travail en court permanent". Enfin il m'arrive aussi de changer d'approche voire même d'avis, lorsque l'analyse des faits m'y conduit.

Extrait de "L'art poétique" (Nicolas Boileau, 1674) :

« Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » (...)

Top

[1] Il y a effet de trappe à inactivité lorsque le rapport entre les montants respectifs du revenu minimum garanti (RMG) et du salaire minimum légal (SML) est tel que les bénéficiaires du RMG n'obtiendraient qu'une faible augmentation de revenu en reprenant une activité professionnelle rémunérée au SML (cette faible augmentation de revenu ayant pour contrepartie une forte diminution du temps libre). Pour diminuer la valeur du rapport RMG / SML - et partant l'effet de trappe - on peut soit augmenter le SML relativement au RMG, soit baisser le RMG relativement au SML (PS : à noter que cette seconde option peut être réalisée en augmentant le RMG proportionnellement moins que le SML). L'AU quant à elle neutralise l'effet de trappe dans la mesure où le citoyen ne perd pas son droit à l'AU en reprenant une activité professionnelle. Demeure évidemment l'effet de désincitation au travail propre à toute forme de revenu garanti important (conditionnel ou inconditionnel), traité au chapitre 3 [lire aussi].

[2] À notre connaissance Friot ne dit pas expressément que tous les revenus actuels d'un citoyen sont remplacés par le salaire à vie. Cependant il postule par ailleurs « l'abolition de la propriété lucrative » ...

[3] Selon nous le terme "anticapitaliste" est absurde car l'accumulation du capital est un processus naturel et continu qui commence à zéro. Par conséquent l'anticapitalisme signifie zéro (le rien, le vide). À l'opposition absurde entre "capitalisme" et "anticapitalisme" nous préférons la distinction (et non l'opposition) entre "public" et "privé" car ce qui importe c'est le contrôle démocratique du capital afin de réaliser l'équilibre optimum entre liberté (l'individu) et égalité (le collectif) quant à l'utilisation du capital (combien, pour quoi, ...).

[4] Ne serait-ce que par la partie de l'AU constituée par la distribution gratuite et égale de la création monétaire (dividende universel).