Contexte économique et politique

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Màj : 3 déc. 2018

Prendre de la hauteur

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Nous tentons ici de synthétiser les grandes tendances qui ont marqué l'histoire économique et politique des dernières décennies, et d'identifier les forces en présence. Nous en tirerons les premières conclusions principales.

Cela est un préalable nécessaire à une bonne compréhension de la problématique de l'allocation universelle, dont la réalisation devra être conçue dans une approche à la fois locale et globale.

Contexte économique

Mondialisation

Le développement rapide des moyens de transport et de communication (⇑ réseau, ⇑ vitesse, ⇑ volume, ⇓ coût) a stimulé la mobilité des facteurs de production – capital (finance et technologie) et travail (flux migratoires) – et partant le commerce international.

Cela s'est traduit par une transnationalisation des grandes entreprises privées, sous la forme de délocalisations et de fusions & acquisitions. Cette transnationalisation :

  • s'inscrit dans un contexte idéologique "libéral" considérant que le libre échange n'a que des avantages et ne doit donc être soumis à aucune contrainte ;

  • exploite la faiblesse du droit international, dont la particularité par rapport au droit national est de ne pas être complété par des pouvoirs exécutif et législatif transnationaux (et démocratiques) pouvant sanctionner de façon crédible sa non-application (il n'existe pas d'État mondial, ni de Confédération mondiale).

La nature débridée de cette mondialisation induit de nombreux effets pervers :

  • Instabilité financière. Grâce au développement des télécommunication et de la monnaie électronique le capital financier est devenu beaucoup plus mobile que le capital non financier et que le travail (il est nettement moins coûteux de transférer une somme d'argent de l'autre côté de la planète qu'une machine ou un humain), ce qui a participé au développement massif de la sphère financière par rapport à la sphère réelle, rendant ainsi le système économique international beaucoup plus instable. Cette instabilité résulte des bulles spéculatives mais également de la concomitante propension du capital financier à se déplacer massivement et brusquement sur toute la planète.

  • dumping fiscal --> baisse des recettes publiques --> hausse des dettes publiques ;

  • dumping social --> précarisation du salariat (remplacement de CDI par des CDD, généralement moins rémunérés, plus stressants et sans perspective de carrière) ;

  • dumping environnemental --> non réalisation des objectifs de limitation d'émission de CO2 ;

  • désindustrialisation dans les pays développés par délocalisations vers des pays à bas salaires et faible réglementation environnementale, alors que dans les pays en développement les travailleurs les plus jeunes ou les mieux formés préfèrent l'émigration vers les pays développés (ce qui y accentue la précarisation du travail par une pression à la baisse des salaires et le remplacement de CDI par des CDD) ;

  • évincement des petits commerces locaux par des grandes entreprises transnationales --> appauvrissement de nombreux petits entrepreneurs.

Technologisation

Grâce à des innovations technologiques telles que les marchés bifaces ou la robotisation augmentée par l'intelligence artificielle, le rapport qualité/prix de nombreux produits ou services s'améliore de façon substantielle.

Cependant cette évolution provoque également une précarisation structurelle du travail. Certes les nouvelles technologies créent de nouveaux emplois, mais pas nécessairement pour ceux qui ont perdu le leur. Et quand par chance ils en retrouvent un c'est souvent sous CDD, généralement moins rémunéré, plus stressant et avec une moindre perspective de carrière qu'un CDI. Ainsi une minorité de la population s'enrichit tandis qu'une majorité s'appauvrit relativement.

Les dix plus grandes entreprises du monde en terme de capitalisation boursière (NB : toutes technologiques et états-uniennes ...) sont cependant des naines en terme d'emplois. Ainsi les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) emploient à elles quatre moins de salariés que la seule société Volkswagen ! [source].

En outre, avec l'accélération du développement scientifique et technologique, la durée de vie d'un nombre croissant d'innovations technologiques est inférieur à la durée de vie professionnelle (ce qui n'était généralement pas le cas aux 19° et 20° siècles) accélérant et accentuant ainsi le phénomène de déclassification des travailleurs.

Chômage très sous-évalué. La méthode de calcul des taux de chômage les plus publiés ne comptabilise pas les emplois à temps partiel sans équivalent temps plein. Aux USA le taux incluant le chômage caché, telle que défini et mesuré par shadowstats.com, serait plus de quatre fois supérieur au taux de chômage officiel le plus publié : plus de 20% au lieu d'environ 5% ! [source].

Libéralisation

Depuis la fin des années 1980 les gouvernements chinois et russe ont partiellement libéralisé leur économie tout en préservant des entreprises publiques et un contrôle centralisé (économie mixte). En Europe l'UE s'est par contre engagée dans une libéralisation intégrale de l'économie (néolibéralisme) via l'union monétaire et les critères de Maastricht. Les faits ont semble-t-il donné raison à l'approche mixte.

Union
monétaire

L'union monétaire (instaurée en 2000) supprime de facto toute possibilité d'ajustement de taux de change entre pays membres, de sorte que les déséquilibres des balances commerciales induits par l'hétérogénéité des pays membres (surplus au nord, déficits au sud) ne peuvent plus être résorbés que par des "dévaluations internes" (baisse des salaires et des dépenses de SS).

Critères de
Maastricht

L'effet délétère des dévaluations internes est accentué par les critères de Maastricht, règles sans aucun fondement scientifique, incitant les États membres à maintenir leur dette publique en dessous de 60% du PIB. Trahis par leurs gouvernements, les États sont progressivement dépecés par privatisation des entreprises publiques (poste, chemins de fer, banques publiques, ...) et même des services publics (enseignement, soins de santé, sécurité sociale, justice, police, armée, ...), tous étant considérés comme privatisables et "nécessairement" mieux gérés par une entreprise privée.

Le caractère anti-démocratique des privatisations est confirmé par une étude de Ernst & Young, montrant que sur l'ensemble de la planète les populations sont généralement satisfaites des entreprises publiques, et qu'elles les apprécient mieux que les entreprises privées [source].

Dans un article publié par l'Association britannique du droit constitutionnel, Danny Nicol, professeur de droit public à l’université de Westminster montre que le biais idéologique du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en faveur de l'idéologie libérale a pour effet de criminaliser toute politique collectiviste [source], ce qui bloque l'option de transferts sociaux des pays en surplus vers les pays en déficit. On assiste donc à une baisse de la demande dans les pays du sud l'UE, s'ajoutant au délitement de l'offre (désindustrialisation ) par les délocalisations vers les pays asiatiques, de sorte que les économies du sud de l'UE s'effondrent.

Réchauffement climatique

L'idéologie libérale dominante prônant la suppression de toute politique industrielle publique via des entreprises publiques (et cela même au sein des partis politiques prétendument "socialistes" et "écologistes"), il en résulte une incapacité à réaliser suffisamment rapidement la transition vers des énergies et technologies à faible taux d'émission de gaz à effet de serre. En effet les entreprises privées étant motivées par la maximisation des bénéfices à court terme, c-à-d pendant la vie de leurs propriétaires, ceux-ci ne sont pas disposés à réaliser des investissements qui ne porteront leurs fruits qu'après leur mort, et surtout qui ne seront peut-être rentables que d'un point de vue collectif.

Croissance démographique en Afrique

L'Afrique subsaharienne connaît une très forte croissance démographie. Le patronat européen voit favorablement les subséquents mouvements migratoires vers l'Europe car cela permet d'y neutraliser la hausse des salaires induite par le vieillissement de la population.

Évolution de la population en Chine, Afrique et Europe

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Source : ONU in senat.fr

L'Europe va nécessairement connaître une montée des partis politiques prônant une limitation des flux migratoires afin de protéger les salaires (gauche) et les cultures nationales (droite).

Que faire ?

La mondialisation, la technologisation et les privatisations ne semblent pas favoriser la réduction des écarts de richesse voire les repousseraient à la hausse, ce qui nuit à la cohésion sociale et la démocratie, mais aussi au développement économique comme en attestent deux rapports de l'OCDE [source] et du FMI [source].

Il importe donc, non pas de supprimer les écarts de richesse, mais des les limiter, de façon absolue ou relative. Cette deuxième option correspond au principe d'écart de richesse optimal. Pour ce faire il convient d'agir sur la demande et l'offre des biens & services ainsi que sur la politique commerciale :

  • Politique de demande : réformer la sécurité sociale sur base du modèle synthétique d'allocation universelle (qui implique la symétrisation de la création & allocation monétaire c-à-d création à taux constant et allocation gratuite et égale entre les personnes physiques).

  • Politique d'offre :

    • nationale : les États devraient s'impliquer dans la structure productive nationale en disposant de plusieurs entreprises publiques concurrentes dans chaque secteur stratégique, et si nécessaire en faisant du statut de grande entreprise (soit moins de 1% des entreprises) un monopole public [approfondir].

    • internationale : création d'entreprises publiques multinationales, notamment un "Google" et un "Facebook" publics.

  • Politique commerciale fondée sur la conditionnalisation du libre-échange au respect de normes anti-dumping gérées par une organisation confédérale [approfondir].

  • Politique migratoire. Une politique d'investissements massifs en Afrique (NB : la Chine a déjà commencé) pourrait limiter l'ampleur des flux migratoires vers l'Europe.

Les États membres ont intérêt à quitter au plus vite l'Union européenne (et donc l'union monétaire) pour ainsi récupérer le contrôle de leur politique budgétaire et monétaire nationale.

Contexte politique

USA

Déclin US

Selon une étude du Watson Institute de la Brown University, les guerres menées dans le monde musulman par l'armée US suite aux attentats du 11 septembre 2001 représentent plus de 5.000 milliards de dollars de dépenses par l'État US [source]. Étant donné que le PIB moyen des USA sur cette période 2002-2016 était d'environ 14.000 milliards [source] il en résulte que ces dépenses ont représenté en moyenne 5.000/14/14.000 = 2,5% du PIB. Or le taux de croissance moyen du PIB US durant cette période étant d'environ 2% [source], on peut donc en déduire que si les attentats de septembre 2001 n'avaient pas eu lieu l'économie US se serait effondrée.

Ces 5.000 milliards de dollars auraient pu être consacrés à la R&D non militaire (politique d'offre) et à la sécurité sociale (politique de demande), et ainsi relancer l'économie US de façon non meurtrière et plus efficace pour la collectivité. Mais, à moins d'un tsunami politique de même ampleur que celui qui provoqua la chute de l'URSS en 1989, il est peu probable qu'une telle politique soit implémentée aux USA où le complexe militaro-industriel constitue un élément important de l'État profond. Par conséquent nous allons très probablement assister à d'autres évènements "justifiant" de nouvelles guerres atlantistes.

Le cas
Trump

En finançant lui-même une partie de sa campagne électorale le milliardaire et outsider Trump a réussi à emporter l'élection présidentielle contre Hilary Clinton. Bien que l'appareil d'État US ne semble pas favorable au nouveau président il convient cependant de relativiser ce "conflit" apparent : (i) il y a toujours eu des désaccords et des luttes d'influence au sein de la classe dirigeante quant à la meilleure stratégie à adopter pour préserver ses intérêts ; (ii) aussi fortuné soit-il, un président ne peut s'opposer durablement à la puissance de l'État profond (cf. l'assassinat de Kennedy ?). D'autre part, quel que soit le président, (i) la quasi totalité des membres du Congrès US sont toujours issus des 5% les plus riches de la population, et (ii) la politique étrangère des USA, a toujours été fondée sur la « défense des intérêts US dans le monde » (sic) c-à-d sur l'impérialisme.

Classe dirigeante. Nombreux dans le monde sont ceux qui croient que le président US est élu par la population (suffrage universel). Or en réalité la population US n'élit qu'un petit comité de "grands électeurs" dont les candidats sont choisis par les partis politiques [source]. Ce "suffrage universel indirect" (sic), permet donc de garantir que le président sera un candidat des plus riches.

Chine et Russie

Depuis les années 1980 ces deux anciens pays communistes ont évolué de façon différente vers le "libéralisme" : abruptement en URSS, progressivement en Chine. Cependant dans les deux cas l'État central n'a pas rejeté en bloc les principes du marxisme. Ainsi dans ces deux pays la structure productive (notamment de la monnaie et des logements) est encore majoritairement composée d'entreprises publiques.

Chine

Depuis 2015 la Chine est la première puissance économique mondiale en terme de PIB mesuré en PPA [source], confirmant ainsi l'efficacité du modèle politique et économique chinois, dont des sondages réalisés pour les autorités montrent qu'il serait supporté par une large majorité de la population chinoise.

Eric X. Li : L'histoire de deux systèmes politiques (TED 2013, 20m37s)

Russie

Fait passé sous silence aussi bien à l'Est qu'à l'Ouest, une majorité de la population russe semble regretter le communisme (PS : et en Chine ?). Ainsi un sondage réalisé en 2016 par le Centre Levada (d’orientation libérale) montre que plus de la moitié des Russes interrogés regrettent l’URSS, non seulement chez les plus de quarante ans, mais également parmi les jeunes nés après 1991 [source]. Cela confirme des enquêtes réalisées durant les années 2000 et 2010 montrant que la majorité des russes ayant connu l'URSS regrettent sa disparition [source1, source2]. Rien d'étonnant à tout cela : ainsi le 17 mars 1991, un référendum portant sur la question du maintien de l'Union soviétique avait donné 76 % de réponses favorables au maintien, mais Boris Eltsine n'en tint pas compte ... [source].

Union européenne

Sous
contrôle
US

La présence de bases militaires US en Europe confirme que celle-ci est bien sous contrôle de Washington. Le traité de l'Union européenne rend d'ailleurs impossible toute politique militaire indépendante de l'OTAN – l'extension impériale de l'armée US – en stipulant que « la politique de l'Union (...) doit respecter les obligations découlant du traité de l'Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'OTAN et qu'elle doit être compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre » [source].

À l'occasion de la venue à Bruxelles du président US Donald Trump pour une réunion de l'OTAN en 2017, le président du Conseil européen, Donald Tusk, déclarait « J'ai l'intention de convaincre le président des Etats-Unis que l'alliance euro-atlantique signifie que le monde libre (sic !) coopère pour empêcher un ordre mondial post-occidental (sic !) » [source]. Nul doute que le reste de l'humanité (soit plus de 80% de la population mondiale) – qui n'est pas sans ignorer les relations troubles entre les puissances atlantistes et le terrorisme islamiste [exemple1, exemple2] – interprétera comme il se doit cet imbécile message suprémaciste et impérialiste.

Incongruité
politique

La volonté d'intégration politique et économique des pays européens sur le modèle fantasmatique "d'Etats-unis d'Europe" est confrontée à une très haute diversité culturelle, notamment linguistique et religieuse. D'une part il y a presque autant de langues que d'États membres (une trentaine !). D'autre part il ne faut pas sous-estimer l'influence de l'histoire religieuse : le sud catholique et le nord protestant représentent deux conceptions très différentes du rapport individu/société, et du type de valeur attribuée à l'argent et au travail. N'oublions pas que le protestantisme n'est pas une religion qui a croisé le chemin du catholicisme, mais un schisme issu de celle-ci, notamment par rapport à une pratique centralisée et hiérarchique de la religion [approfondir]. Et c'est sans parler de l'Est orthodoxe ...

L'UE vise et réussit à déconstruire les États-nations mais est incapable de leur substituer un véritable État européen. Il en résulte une désincapacitation en matière de politique économique.

L'anglicisation et l'islamisation uniformisantes de l'Europe peuvent donc être vues favorablement par les idéologues européistes.

Impopulaire

Le taux de participation aux élections européennes n'a jamais cessé de baisser. Et depuis 1999 les abstentionnistes sont mêmes devenus majoritaires. L'UE ne peut masquer son illégitimité que grâce à la collaboration massive des milieux journalistique et académique, ainsi que par l'intimidation des opposants politiques par la calomnie (ceux-ci étant systématiquement qualifiés de populistes et d'extrémistes).

participation-electorale.png

Source : europa.eu

Le rejet croissant du système "représentatif" ne se limite pas aux élections européennes (qui sont certes les plus impopulaires). Il s'agit d'une tendance observée dans de nombreux pays. Le graphique suivant illustre une caractéristique importante de l'abstentionnisme : si l'on fait abstraction des présidentielles (surmédiatisées) et des régionales (sous-médiatisées) celui-ci augmente avec l'échelle géographique de l'élection (Européennes > législatives > municipales).

Évolution de l'abstention (France)

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Source

Selon Vincent Tiberj il n'y a pas de crise de la citoyenneté, mais de plus en plus les gens ne votent que lorsqu'ils y voient un intérêt, et moins par devoir [source]. Si les citoyens sont plus critiques et défiants, c'est parce qu'ils sont également plus exigeants, mieux informés, et qu'Internet offre de nouveaux moyens de participer au débat public [source].

Nouvelles
gauche
et droite

Tiberj souligne que « les enjeux afférents à la société multiculturelle et à l’immigration, l’effacement des frontières (et pas seulement économiquement parlant), la libéralisation des mœurs, les transformations de l’autorité, les nouveaux rôles de genre ou les transformations de la famille sont devenus des sujets d’affrontements politiques majeurs dans toute l’Europe entre partis tenants de la "nouvelle gauche" et ceux de la "nouvelle droite" ».

Selon le politologue « une partie du débat entre Terra Nova et la "gauche populaire" peut ainsi être résumé par la manière dont le PS devrait se situer face à ces enjeux : soit assumer son libéralisme culturel, soit prendre en compte "l’insécurité culturelle" des catégories populaires » [source]. Cependant force est de constater que ces enjeux culturels ont un effet de diversion face à des questions au moins aussi fondamentales – rôle de l'État dans l'économie, inégalités de revenu, ... – mais sous-médiatisées, alors que le libéralisme culturel est quant à lui propulsé par une surmédiatisation favorable (et aussi provocatrice).

Que faire ?

Il importe que les États évoluent vers la démocratie directe, en adéquation avec l'évolution technologique. Cependant, au-delà des discours en faveur de la "participation", la volonté politique effective de la classe dirigeante n'y est manifestement pas favorable. Les populations devront donc s'engager dans une démarché volontariste (que l'auteur de la présente publication ambitionne de faciliter).

En Europe les faits démontrent la nuisibilité de l'Union européenne. Le monde n'a pas besoin d'une poussiéreuse Union européenne atlantiste héritée de la guerre froide, mais doit se tourner vers un avenir collaboratif global : une Confédération mondiale des États.

Il convient également de sortir de l'OTAN, de mettre fin aux activités de projection militaire et d'allouer les fonds ainsi dégagés à (i) la défense du territoire national et (ii) la reconquête de la souveraineté nationale en cas d'occupation étrangère.

Conclusion

Les forces vives des populations devraient oeuvrer à la réalisation d'un nouveau paradigme sociétal, au niveaux politique (gouvernance) et économique (demande et offre de biens & services) :

  • Gouvernance :
  • Demande : partage du pouvoir financier par l'instauration de l'allocation universelle telle que définie par le modèle synthétique ;

  • Offre :

    • nationale : les États devraient s'impliquer dans la structure productive nationale en disposant de plusieurs entreprises publiques concurrentes dans chaque secteur stratégique, et si nécessaire en faisant du statut de grande entreprise (soit moins de 1% des entreprises) un monopole public [approfondir] ;

    • internationale : création d'entreprises publiques multinationales (confédérales ?), notamment un "Google" et un "Facebook" publics.
  • Politique commerciale fondée sur le principe d'echange antidumping.

Les personnes intéressées à s'impliquer dans la promotion de ces objectifs sont invitées à s'approprier le projet tutmondigo.net.